Le Real Madrid renverse le Bayern en fin de match et rejoint Dortmund en finale de la Ligue des champions
Par Chaîne AlArabTV
Une faute de main de Manuel Neuer relance le Real en toute fin de match et un doublé du remplaçant Joselu envoie le club madrilène en finale pour la 18e fois de son histoire (2-1). Le 1er juin à Wembley, les Merengue viseront une 15e victoire dans la compétition
Le Real Madrid a ajouté un nouveau chapitre à sa légende en se qualifiant pour la finale de la Ligue des champions en renversant le Bayern Munich en toute fin de match (2-1), alors que les Bavarois menaient encore 1-0 à la 88e minute du jeu. En finale, le 1er juin à Londres, les Madrilènes affronteront le Borussia Dortmund, qui a surpris le PSG mardi.
Cette demi-finale longtemps cadenassée puis folle, qui rappellera au Bayern Munich le traumatisme de la finale de 1999 à Barcelone, perdue sur le même score et dans les mêmes conditions face à Manchester United, a basculé par le fait de deux protagonistes improbables. Manuel Neuer, qui avait été irréprochable jusque là et réalisé plusieurs arrêts déterminants, commit l’erreur de vouloir bloquer un tir puissant mais trop centré de Vinicius. Un peu surpris par le rebond du ballon, le gardien allemand le laissait échapper juste devant son but. Joselu ne laissait pas passer l’aubaine et égalisait (1-1, 88e).
Incroyable destin que celui de Joselu, joueur de 34 ans né en Allemagne, qui a bourlingué toute sa carrière, le plus souvent en deuxième division, dans des équipes modestes ou sur le banc de touche. Supporter du Real Madrid, il signe pour son club de coeur en 2009 mais est prêté et ne joue que deux matchs en trois saisons. En 2022, c’est en joueur du Deportivo Alavés et en simple spectateur qu’il vient assister à la victoire en finale sur Liverpool à Paris. L’année suivante, il réalise sa meilleur saison (34 matchs, 16 buts) avec l’Espanyol Barcelone, qui est pourtant relégué, et devient international à 33 ans. Il revient alors au Real Madrid, pour 500 000 euros en prêt de deuxième division, essentiellement dans un rôle de doublure des attaquants.
On pensait que le Real avait arraché les prolongations, puisque ce but répondait à l’ouverture du score signée à la 68e minute par un autre remplaçant, Alphonso Davies, entré à la suite de la blessure de Serge Gnabry, mais les Madrilènes poussaient pour porter l’estocade. Alors que l’on venait d’entrer dans le temps additionnel et que les Madrilènes pressaient devant le but allemand, le défenseur central Nacho décalait l’autre défenseur central Antonio Rüdiger, en position d’ailier, qui centrait pour Joselu, seul devant le but. Les arbitres signalaient très vite un hors jeu mais, après l’intervention de la VAR, le Polonais Szymon Marciniak validait le but (91e, 2-1).
Une seule erreur arbitrale
Deux minutes après l’ouverture du score par le Bayern, la VAR avait fort justement et assez rapidement annulé un but du Real Madrid, Nacho s’étant aidé des deux mains sur le visage de Joshua Kimmich pour se libérer un espace (71e). La seule erreur du corps arbitral survint dans le temps additionnel, d’une durée total de quatorze minutes!, lorsqu’un hors jeu bavarois trop vite signalé annula une égalisation de Matthijs de Ligt (90e + 9). Mais le défenseur néerlandais avait tiré après le coup de sifflet et certains joueurs du Real Madrid s’étaient arrêtés de jouer; un recours à la VAR n’aurait pas permis de valider le but.
C’est ainsi que le Real Madrid, toujours transcendé dès qu’il s’agit de Coupe d’Europe, s’est qualifié pour sa dix-huitième finale de la Ligue des champions. Il en a jusqu’ici remporté quatorze, dont les huit dernières disputées. Sa dernière défaite en finale remonte à 1981, au Parc des Princes contre Liverpool (0-1). Autre statistique étonnante, les Madrilènes découvriront pour la première fois le stade de Wembley, qui accueillera sa huitième finale de Ligue des champions. La précédente, en 2013, avait vu la victoire du Bayern Munich sur le Borussia Dortmund. A deux minutes près, on était parti pour un remake.
Avec le temps
